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Des réactions multiples après la diffusion du documentaire "Les Fossoyeurs"


Publié le Mardi 1 Avril 2025 à 10:17

Suite à la diffusion du documentaire "Les Fossoyeurs, scandale au cœur des Ehpad", mardi 25 mars sur France 2, plusieurs entités du Grand âge ont réagi.


"Trois ans après « Les Fossoyeurs » : Plus de transparence, mais pas plus de moyens pour le Grand âge", alerte la FNADEPA

Suite à la diffusion du documentaire Les Fossoyeurs, scandale au cœur des Ehpad, hier soir sur France 2, la FNADEPA rappelle que les situations de maltraitances qui y sont dénoncées étaient liées à des pratiques inacceptables d’un groupe spécifique révélées il y a trois ans.

Elle demande à la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et du Handicap la publication au plus tôt du résultat de l’ensemble des contrôles effectués depuis trois ans dans la quasi-totalité des 7 500 Ehpad.

La FNADEPA rappelle que les professionnels du Grand âge se démènent au quotidien pour maintenir une qualité de vie aux personnes âgées, malgré des budgets et des effectifs notoirement insuffisants. 

En effet, au-delà de cette affaire qui est désormais entre les mains de la Justice, il s’agit désormais pour les pouvoirs publics de donner au secteur du Grand âge les moyens de mieux accompagner nos concitoyens âgés, d’aujourd’hui et de demain. 

Le vieillissement de la population, pourtant une réalité inexorable, est occultée au niveau des priorités nationales. Les priorités politiques pour le Grand âge ne peuvent se résumer à une opération transparence qui, si elle était nécessaire après cette affaire, n'apporte aucune minute d’accompagnement supplémentaire aux personnes âgées.

Pendant ce temps, la situation des établissements et services continue de se dégrader : 71 % de ces structures sont en déficit, et 64% manquent de personnels.

La FNADEPA exhorte donc le Gouvernement à :
  • augmenter significativement le nombre de personnels qui accompagnent les personnes âgées, à domicile et en établissement,
  • mettre à l’agenda parlementaire au plus tôt la loi de programmation prévue par la loi Bien vieillir du 8 avril 2024,
  • instaurer des financements pérennes à la hauteur des besoins des personnes âgées, dont le nombre va augmenter drastiquement dès 2030 en France.

 

"Inquiétantes conclusions suite aux contrôles des établissements pour Personnes âgées", pour l'AD-PA

A l’occasion de la soirée consacrée par France 2 aux révélations du livre-enquête «Les Fossoyeurs» de V. CASTANET, la Ministre Parmentier-Lecocq a indiqué que la campagne de contrôle généralisée avait abouti à ce jour à des sanctions graves pour 55 établissements, dont 11 fermetures, sur 7 200 contrôlés (96%).
 
Si des difficultés de financements, de manque de temps passé auprès des personnes âgées ou de conditions de travail semblent ressortir pour les 99,2% structures restantes, l’Etat n’annonce aucune mesure significative pour y remédier.
 
L’Etat considèrerait-il donc leur situation acceptable ?
 
L’AD-PA, comme l’ensemble des organisations de personnels en 2018 et nombre de représentants de familles et Personnes âgées elles-mêmes, alerte sur les retards français en matière d’aide à l’autonomie et sur l’inaction des pouvoirs publics pour les rattraper, notamment par l’adoption d’une Loi de programmation Grand Age.
 
Malgré, ces alertes et révélations de journalistes, l’Etat et les départements laissent les établissements et services à domicile s’enfoncer chaque année un peu plus dans une crise budgétaire structurelle imposant de possibles baisses de qualité d’accompagnement et de conditions de travail, voire des cessations d’activité.
 
Cette inquiétante inaction de l’Etat, comme le désengagement progressif des départements, est la quasi-assurance de voir se reproduire dans les années à venir d’autres scandales inacceptables de maltraitances, et ce, alors même que les coûts payés par les personnes âgées et leurs familles ne vont cesser d’augmenter.   
 
L’AD-PA demande donc au Ministère d’organiser dans les meilleurs délais une concertation avec l’ensemble des acteurs du secteur du Grand Age pour présenter les résultats détaillés de cette campagne de contrôles chronophage et discréditante ainsi que les actions qu’il envisage d’engager, à commencer par :
  1.  la mise à l’agenda parlementaire du projet de Loi de programmation Grand Âge Autonomie tel qu’adopté par le parlement pour fin 2024
  2. la mise en place d’un ratio minimal de personnel (le 8 pour 10 annoncé il y a 18 ans dans le cadre du Plan Solidarité Grand Age) et l’équivalent à domicile
  3. la transformation des établissements en véritables domiciles



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