Le constat est unanime et indiscutable : l’espérance de vie ne cessant de progresser, le nombre de personnes touchées par les maladies liées à l’âge pourrait doubler tous les 20 ans. Les nouvelles technologies, qui se développent de manière extraordinaire ces dernières années et qui visent à favoriser le maintien de l’autonomie et l’optimisation de la fin de vie, s’apprêtent- elles à modifier la prise en charge du grand âge? Les innovations numériques et technologiques seraient-elle une des réponses à ce grand défi ?
Il est certain que leur déploiement suscite des questions, notamment sur un risque - réel ou supposé - de déshumanisation des soins. Dans les suites du rapport de Dominique Libault, l’étude co-rédigée par Marc Bourquin et Jean-Pierre Aquino interroge la place et le rôle des nouvelles technologies dans l’accompagnement du grand âge.
Comment donner une véritable impulsion aux technologies en gérontologie ? Comment les technologies peuvent-elles servir de catalyseur pour promouvoir les capacités de la personne ? Les technologies sont-elles une aide ou une menace pour les professionnels ? Voici les questions essentielles qui ont préfiguré et nourri la réalisation de cette enquête qui a conduit à auditionner 21 acteurs du secteur du grand âge.
Il est certain que leur déploiement suscite des questions, notamment sur un risque - réel ou supposé - de déshumanisation des soins. Dans les suites du rapport de Dominique Libault, l’étude co-rédigée par Marc Bourquin et Jean-Pierre Aquino interroge la place et le rôle des nouvelles technologies dans l’accompagnement du grand âge.
Comment donner une véritable impulsion aux technologies en gérontologie ? Comment les technologies peuvent-elles servir de catalyseur pour promouvoir les capacités de la personne ? Les technologies sont-elles une aide ou une menace pour les professionnels ? Voici les questions essentielles qui ont préfiguré et nourri la réalisation de cette enquête qui a conduit à auditionner 21 acteurs du secteur du grand âge.
10 préconisations
Les résultats de cette étude présentée ce jeudi 20 juin devant le Conseil national de la filière Silver Economie aboutissent à la formulation de 10 préconisations principales :
1/ Le déploiement des nouvelles technologies ne menace pas l’emploi et au contraire en crée, tout en accroissant le lien social.
2/ L’âge n’est pas un frein à l’usage des technologies, sous réserve de certaines conditions : les technologies peuvent servir de catalyseur pour promouvoir les capacités de la personne. Les robots ne sont pas déshumanisants, ne sont infantilisants que dans l’esprit des bien-portants et peuvent maintenir les capacités cognitives.
3/ Les technologies comme contribution à la qualité de vie des usagers et la qualité de vie au travail des professionnels.
4/ Le cercle vertueux : patients et professionnels de santé, chercheurs et enseignants, industriels et start-up, pouvoirs publics.
5/ L’impératif de la réflexion éthique : pas de nouvelles technologies sans consentement et analyse du besoin.
6/ Intégrer l’évaluation des technologies dans un centre national de preuves : les pouvoirs publics devront afficher que seuls les dispositifs assortis d’un temps d’appropriation prévu par le fournisseur pourront faire l’objet d’une aide à l’investissement.
7/ La télémédecine est un outil de non-renoncement au soin et une valorisation des métiers.
8/ La conduite du changement suppose une appropriation collective : création d’un mi-temps de référent en technologie par EHPAD de 100 lits.
9/ Les moyens dégagés dans le cadre des conférences des financeurs (140 millions d’euros) restent insuffisants et ne concernent pas les établissements.
10/ Objectif d’un plan d’investissement de 3,5 milliards d’€ sur 10 ans subventionné à 50% : un « à valoir » sur les dépenses hospitalières et les frais liés à la dépendance.
1/ Le déploiement des nouvelles technologies ne menace pas l’emploi et au contraire en crée, tout en accroissant le lien social.
2/ L’âge n’est pas un frein à l’usage des technologies, sous réserve de certaines conditions : les technologies peuvent servir de catalyseur pour promouvoir les capacités de la personne. Les robots ne sont pas déshumanisants, ne sont infantilisants que dans l’esprit des bien-portants et peuvent maintenir les capacités cognitives.
3/ Les technologies comme contribution à la qualité de vie des usagers et la qualité de vie au travail des professionnels.
4/ Le cercle vertueux : patients et professionnels de santé, chercheurs et enseignants, industriels et start-up, pouvoirs publics.
5/ L’impératif de la réflexion éthique : pas de nouvelles technologies sans consentement et analyse du besoin.
6/ Intégrer l’évaluation des technologies dans un centre national de preuves : les pouvoirs publics devront afficher que seuls les dispositifs assortis d’un temps d’appropriation prévu par le fournisseur pourront faire l’objet d’une aide à l’investissement.
7/ La télémédecine est un outil de non-renoncement au soin et une valorisation des métiers.
8/ La conduite du changement suppose une appropriation collective : création d’un mi-temps de référent en technologie par EHPAD de 100 lits.
9/ Les moyens dégagés dans le cadre des conférences des financeurs (140 millions d’euros) restent insuffisants et ne concernent pas les établissements.
10/ Objectif d’un plan d’investissement de 3,5 milliards d’€ sur 10 ans subventionné à 50% : un « à valoir » sur les dépenses hospitalières et les frais liés à la dépendance.
Un Rapport complet sera adressé avant la fin du mois à la Ministre des Solidarités et de la Santé ainsi qu’aux parlementaires.