Anticipation et réactivité auront été les maîtres-mots de la gestion de l’épidémie de Covid-19. Et pour les gestionnaires d’établissements, ce travail d’équilibriste aura débuté par la nécessité de permettre à leurs équipes, d’œuvrer sur le terrain dans un sentiment de sécurité. Avec la fourniture des si précieux EPI, mais aussi la possibilité de bénéficier de soutiens médicaux ou d’un accompagnement psychologique.
Dans ce contexte inédit, la force des groupes aura été de pouvoir compter sur de solides réseaux et une capacité à mettre en place des organisations transversales, que ce soit à l’échelle régionale ou nationale. De quoi sécuriser les approvisionnements, accompagner les établissements dans la mise en œuvre des nouveaux processet recommandations, ou encore, dans certains cas, adapter les règles de recrutement pour parer à l’effet ciseau engendré par la hausse des besoins et le plus grand absentéisme.
Dans ce contexte inédit, la force des groupes aura été de pouvoir compter sur de solides réseaux et une capacité à mettre en place des organisations transversales, que ce soit à l’échelle régionale ou nationale. De quoi sécuriser les approvisionnements, accompagner les établissements dans la mise en œuvre des nouveaux processet recommandations, ou encore, dans certains cas, adapter les règles de recrutement pour parer à l’effet ciseau engendré par la hausse des besoins et le plus grand absentéisme.
Le sens du métier
« Si je ne suis pas soignant dans ces moments-là, quand le serais-je ? ». Face aux risques et aux doutes, c’est finalement tout le sens sous-jacent des métiers de l’accompagnement aux personnes âgées en situation de fragilité, qui a été mis en lumière.Une enquête, menée auprès des membres du personnel du groupe ORPEA, a ainsi révélé que 9 salariés sur 10 se sont sentis plus utiles que jamais, et 7 sur 10, plus engagés qu’habituellement.
Pourtant, le manque d’attractivité des métiers demeure le « nœud gordien du secteur », comme le rappelait la FNADEPA dans ses 25 Propositions pour réformer durablement l’accompagnement des personnes âgées, publiées en mars dernier, évoquant la nécessité de former 350 000 professionnels d’ici quatre ans. Certains groupes, à l’image de Korian, ont fait de de l’emploi, une de leurs priorités. Ainsi, le 7 avril dernier, le plus grand groupe français lançait, en présence de la ministre du Travail et de la ministre déléguée à l’Autonomie, le premier projet « Passerelles », permettant à des salariés de Derichebourg Multiservices de changer de voie professionnelle et de devenir aides-soignants.
Pourtant, le manque d’attractivité des métiers demeure le « nœud gordien du secteur », comme le rappelait la FNADEPA dans ses 25 Propositions pour réformer durablement l’accompagnement des personnes âgées, publiées en mars dernier, évoquant la nécessité de former 350 000 professionnels d’ici quatre ans. Certains groupes, à l’image de Korian, ont fait de de l’emploi, une de leurs priorités. Ainsi, le 7 avril dernier, le plus grand groupe français lançait, en présence de la ministre du Travail et de la ministre déléguée à l’Autonomie, le premier projet « Passerelles », permettant à des salariés de Derichebourg Multiservices de changer de voie professionnelle et de devenir aides-soignants.
Enseignements pour l’EHPAD de demain
En parallèle, les échanges que nous avons menés ont fait ressortir la nécessité de recentrer les pratiques sur l’humain et de développer plus encore la prise en compte de l’individu, qu’il soit résident ou salarié. Pour certains, cela rime avec la mise en place d’un management positif, ou encore celle du label Humanitude aux Opalines, ou de l’approche Montessori chez Colisée.
Enfin, tous nos interlocuteurs s’accordent à dire qu’il s’agira désormais de poursuivre les petites et grandes révolutions parfois menées sous la contrainte, mais pourtant reconnues comme essentielles pour l’avenir du secteur. Il en va ainsi du numérique, avec le déploiement accéléré de la télémédecine et d’outils de communication. Une communication qui se devra d’ailleurs d’être plus proactive. C’est aussi le cas du décloisonnement des offres à l’échelle des territoires, qui devra permettre d’assurer une prise en charge cohérente, au plus proche des attentes et des besoins de la population.
Article publié dans le numéro de janvier d'Ehpadia à consulter ici .
Enfin, tous nos interlocuteurs s’accordent à dire qu’il s’agira désormais de poursuivre les petites et grandes révolutions parfois menées sous la contrainte, mais pourtant reconnues comme essentielles pour l’avenir du secteur. Il en va ainsi du numérique, avec le déploiement accéléré de la télémédecine et d’outils de communication. Une communication qui se devra d’ailleurs d’être plus proactive. C’est aussi le cas du décloisonnement des offres à l’échelle des territoires, qui devra permettre d’assurer une prise en charge cohérente, au plus proche des attentes et des besoins de la population.
Article publié dans le numéro de janvier d'Ehpadia à consulter ici .